En partenariat avec Gattefossé, Carlin vous aide à saisir l’air du temps. « Bucolisme et Parcimonie » a été écrit par Géraldine Bouchot, Directrice prospective de Carlin pour Addiactive, le blog inspirant et créatif de Gattefossé. Nous sommes fiers de partager ce contenu avec vous.

Plus nous devenons citadin – Selon l’Insee, 95% de la population française vit dans une aire urbaine [1] – plus nous rêvons d’un retour à la terre !

57% des urbains souhaitent quitter la ville pour vivre plus proche de la nature, avec 65% chez les moins de 35 ans [2]. Une attirance pour un mode de vie plus vert, qui résonne comme une envie de revenir à des choses plus essentielles, où l’humain et son écosystème naturel sont remis au centre des préoccupations… Et de l’innovation !

[1] Une aire urbaine est un ensemble composé de communes contiguës. Elle se compose d’un pôle urbain et d’une couronne périurbaine. Insee

[2] Ifop – Le retour à la campagne – Avril 2019

CONJUGUER LES SENS

Selon l’institut IRI[3], les Français mettent de moins en moins de produits du quotidien dans leur panier pour privilégier la qualité via le bio, le local et l’innovation.

Ils sont notamment stimulés par l’usage des applications digitales qui diagnostiquent les ingrédients des produits, comme Clean Beauty, Quelcosmetic en France, ou le plus connu Yuka qui revendique 21 millions d’utilisateurs. Selon, cette plateforme[4], 83% des yukaphiles achètent moins et de meilleure qualité, 84% se tournent plus vers les produits bruts et 94% ont arrêté d’acheter des produits car mal notés.

Un phénomène de déconsommation qui s’accentue et qui traduit un nouveau paradigme dans nos modes de consommation : désormais, le plaisir des sens doit rimer avec retrouver du sens. Et trois notions vont ainsi conjuguer cette nouvelle injonction :  naturalité, proximité, simplicité.

[3] Iri Worldwide – 1er semestre en 11 points clés – Juillet 2019

[4] Source: Yuka panel 230 000 yukaphiles – 5 Octobre 2019

CONDITION NATURELLE

La recherche de produits naturels d’abord, car si les urbains ne peuvent aller à la nature, alors elle doit venir à eux. Ainsi, le marché des cosmétiques bio et naturels connaît une accélération depuis 2016, renouant avec des progressions à deux chiffres qu’il n’avait plus connues depuis la fin des années 2000. Actuellement, les ventes de cosmétiques bio et naturels (+8% à 972 millions d’euros en 2020) représentent 6,4% du marché. Une hausse de 2 points à 8,5% est attendue d’ici 2023 grâce à des ventes qui bondiront de 12% par an en valeur pour atteindre près de 1,4 milliard d’euros en fin de période, selon les calculs des experts de Xerfi Precepta.

À lire en plus : Global market value for natural and organic cosmetics and personal care from 2018 to 2027 – Mai 2021

La sensibilisation à la pollution, au stress de la vie urbaine et dorénavant à la santé, encouragent la tendance “clean-ical” qui mêle naturalité, durabilité et hygiène-sécurité. Elle se traduit par la réduction, voire la suppression, de tout impact environnemental grâce au bio, à la chimie verte et au “green packaging”.

LE GOÛT DU TERROIR

La crise sanitaire a été l’occasion de modifier notre manière de consommer , en privilégiant les circuits courts, les commerces de proximité, la vente directe auprès des producteurs locaux ou encore en achetant plus de produits bio. 43 % des consommateurs souhaitent consommer plus de produits français ou locaux quitte à payer plus cher. Les Français sont en demande de produits de terroir, naturels, frais, de saison, cultivés ou fabriqués artisanalement au plus près de chez eux. Selon une récente étude d’OpinionWay, les Français sont désormais nombreux à privilégier les produits locaux (45%), made in France (39%) ou bio (29%).

À lire en plus : L’essor du local – De nouvelles opportunités pour les commerces de proximité – Mai 2021

Ainsi, la jeune marque ODEN, qui vend des huiles végétales naturelles pour le visage, a fait le choix du circuit court. La plupart issues de productions bio, les huiles sont exclusivement produites à partir de productions locales françaises. Une manière aussi de soutenir les producteurs dans une démarche équitable.

RETOUR À LA SIMPLICITÉ

La prise de conscience du coût énergétique et social de la fabrication des biens de consommation qui nous entourent se traduit aussi par une démultiplication d’initiatives plus respectueuses du vivant. 

Comme l’innovation Low tech (les « low tech » se définissent comme des technologies, services et savoir-faire à la fois utiles, durables et accessibles pour chacun (7)) qui se concentre sur nos besoins primaires tels que l’accès à l’eau, à l’alimentation ou à l’énergie et qui apparaît de plus en plus comme une alternative séduisante. Elle permet de repenser nos modèles en proposant une conception locale, avec des méthodes simples et peu coûteuses. L’objectif étant d’imaginer des produits sous un prisme centré sur l’humain plus que sur la technologie. Il importe alors pour les chercheurs et les ingénieurs de mobiliser leur temps et leurs compétences sur des services certes rentables, mais aussi durables pour la planète et avec une (vraie) utilité pour les usagers.

Ainsi, ont été pensé et développé la marque de voitures Dacia ou la machine-à-laver “L’increvable” [5], pensée dès sa conception pour pouvoir être facilement réparée et améliorée au fil du temps. Clément Chabot et Pierre-Alain Lévêque, deux ingénieurs du Low-tech Lab, expérimentent depuis avril 2019 et pendant 10 mois, l’habitat dans une tiny house 100% low-tech au milieu de la nature. Ils y testent une dizaine de technologies simples, durables et accessibles à tous, tant techniquement que économiquement. Leur web série mensuelle, baptisée « en quête d’un habitat durable »[6], permet de partager leurs résultats.

En cosmétique, la démarche low-tech converge avec celle des adeptes du « fait maison » qui s’invite de plus en plus dans notre quotidien. Internet en rend compte avec sa multitude de blogs comme Biotenaturelle avec 49 000 abonnés ou le groupe Facebook Aroma-zone Addicts, qui regroupe plus de 79 000 membres.

72% des personnes interrogées ont indiqué que l’épidémie a renforcé leur préférence pour des ingrédients plus sains et plus “clean” dans leurs produits de beauté et de soins de la peau.  44% des Français considèrent la Clean Beauty comme une réalité et l’utilisent déjà.

À lire en plus : Trend Report – The rise of the DIY consumer in beauty Juin 2021

[5] L’increvable 

[6] Low-tech Lab, En quête d’un habitat durable : À la rencontre de NeoLoco

Associer naturalité, proximité et simplicité apparaît donc comme la nouvelle formule pour retrouver des chemins de développement bucoliques fort attrayants. Toutefois, face à la raréfaction des ressources premières végétales, la notion de parcimonie devra rapidement la compléter pour garantir une réelle innovation durable.

Geraldine bouchot marketing directrice carlin creative trend bureau

Géraldine Bouchot
Directrice Prospective

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